Mercredi 10 juin 2009
A Oradour-sur-Glane, François Fillon entretient la flamme du souvenir


Le Premier ministre s’est rendu, mercredi 10 juin, aux cérémonies de commémoration du 65e anniversaire du massacre d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), en compagnie de Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants.
                                             Portail du Gouvernement

Oradour sur Glane
a été détruit pendant la seconde guerre mondiale, le 10 juin 1944. Ce village du Limousin a été le théâtre d'une exécution systématique de la part des Waffen S.S., faisant officiellement 642 victimes. Oradour-sur-Glane a été rayé de la carte, un après-midi de juin, quatre jours après le débarquement en Normandie
 
L'ancien nazi Heinz Barth avait été impliqué dans le massacre de 642 civils, dont 247 enfants, avaient péri le 10 juin 1944 dans le village d'Oradour-sur-Glane, dans le sud de la France.
Ils avaient été fusillés, noyés ou brûlés vifs par des SS de la division blindée « Das Reich ».

Lors de son procès à
Berlin-Est, en 1983, Heinz Barth reconnaît qu'il a personnellement donné l'ordre à l'un de ses subordonnés d'abattre conformément aux instructions une personne âgée incapable de se rendre sur le lieu du rassemblement général;
Selon A. Hivernaud, une vieille femme, courbée sur ses bâtons et qui n'avançait pas assez vite, fut abattue à coups de mitraillette.
« Le rassemblement a été violent, avec de la casse, bris de portes et fenêtres, avec des coups de feu et des morts. Tout le monde n'a pas obéi » et si certains habitants réussissent à passer au travers des mailles du filet, la majorité de la population est rassemblée sur le champ de foire.


Le rassemblement des habitants achevé vers 14 h 45, un des Waffen-SS alsaciens traduit aux 200 à 250 hommes présents les propos du commandant Diekmann : les SS ont entendu parler d'une cache d'armes et de munitions à Oradour et demandent à tous ceux qui possèdent une arme de faire un pas en avant. On les menace de mettre le feu aux maisons afin de faire sauter le dépôt clandestin. Devant l'absence de réaction, l'officier demande au maire de lui désigner trente otages


Parmi les 350 femmes et enfants enfermés dans l'église, seule Marguerite Rouffanche, âgée de 47 ans, parvient à s'échapper. Son témoignage est unique, mais il est corroboré par les dépositions de plusieurs SS lors du procès de Bordeaux ou de sa préparation.

La première personne à recueillir à l'hôpital le récit de la blessée est Pierre Poitevin, un membre éminent des
Mouvements unis de la Résistance : « Elle raconte ce qu'elle a vécu, calmement, posément, sans jamais varier ses déclarations. Si elle omet un détail et qu'on le lui rappelle, elle répond simplement oui, j'oubliais de le dire ».

Nous ne devons pas oublier, il faut entretenir la mémoire du lieu et du massacre. Oradour-souviens-toi est une devise, ..., plus jamais, et pourtant...




Par yane42 - Publié dans : HISTOIRE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés